28/01/2019

Réforme du transport sanitaire : les économies visées par l'Assurance Maladie

Mettre un frein à l'augmentation des dépenses en transport médicalisé représente aujourd'hui une des priorités de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM). En effet, l'Assurance Maladie veut établir un accord national afin réduire les dépenses de transport de malades pris en charge par les taxis conventionnés, qui augmentent de près de 6 % par an. C'est pourquoi elle a lancé des négociations avec les taxis, générant un climat de tension entre les différents acteurs. Les dépenses en transport sanitaire générées uniquement par les taxis conventionnés (donc hors transports en ambulances et VSL) totalisent plus de 40 % des 4,6 milliards d'euros  annuels (soit 1,86 milliard d'euros) dédiés au déplacement des patients quand ils se rendent à leurs rendez vous médicaux, que ce soit pour des séances de radiothérapie, dialyse, chimiothérapie ou pour une intervention chirurgicale. Afin de réaliser des économies, l'Assurance Maladie souhaite par exemple que la course d'approche ne soit plus remboursable. Autre mesure proposée par l'Assurance Maladie : une augmentation des rabais. Le transport partagé entre plusieurs patients représenterait également une source d'économies. Par ailleurs, la CNAM souhaite limiter l'augmentation du nombre de taxis conventionnés en étendant à trois ans le délai pour obtenir le conventionnement par un taxi débutant. D'après le ministère des Transports, 70 % des chauffeurs bénéficient de cet agrément. Les sociétés de taxis n'ont pas approuvé ces demandes, qu'elles considèrent comme des contraintes pour leur activité, leurs marges et la qualité des services rendus aux patients.

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